Colloque: MODELES NOIRS – A l’Auditorium du Musée d’Orsay, (Paris 7ème) – Mercredi 15 mai 2019 de 14:00 à 20:30

11967
0
PARTAGER

Un colloque international de deux jours est organisé conjointement par le musée d’Orsay et l’université de Columbia à Paris pour accompagner, compléter et prolonger les contenus proposés dans l’exposition et les contributions faites au catalogue qui l’accompagne. Dans un esprit transnational et interdisciplinaire, les chercheurs invités à ce colloque traiteront des modalités de représentation des populations et des individualités noires dans l’art, la caricature et le spectacle vivant, modalités qui se déclinèrent dans des contextes historiques et politiques variés, y compris par-delà la France métropolitaine. La circulation de certains clichés entre les milieux de la scène et de l’art sera abordée, comme la prééminence de certaines personnalités noires restées célèbres dans l’histoire. On cherchera à analyser la récurrence à l’époque moderne et contemporaine de certains stéréotypes, en donnant la parole à des artistes d’aujourd’hui incluant cette dimension dans leur création.

*Attention : les interventions dont les titres sont en anglais ne sont pas traduites en français

L’image contient peut-être : une personne ou plus et fleur

Le mercredi 15 maiReid Hall, 4 rue de Chevreuse, 75006 Paris

14h -17h : La Présence noire dans l’avant-garde parisienne du début du 20e siècle
Présidence de séance : Anne Lafont, directrice d’études, EHESS, et Denise Williams, co-commissaire de l’exposition « Modèle noir : de Géricault à Matisse », Ford Foundation Postdoctoral Research Fellow.

14h15-14h45
Sylvie Chalaye, anthropologue et historienne des représentations de l’Afrique et du monde noire dans les arts du spectacle
« Capter la vibration noire des scènes du music-hall et du théâtre : un enjeu de la modernité »

Les artistes noirs du music-hall et du théâtre ont étonnamment inspiré les peintres, les sculpteurs, les photographes et les cinéastes de la Belle Epoque aux Années folles. Loin d’avoir été de simples modèles vivants dont les artistes occidentaux auraient tenté de fixer l’image, leur créativité inédite a rencontré la modernité des arts, leur renouvellement plastique et leur mutation à travers l’invention de la photo et du cinéma. Ce n’est pas tant le portrait de ces artistes noirs que l’énergie, le mouvement, la vitesse qu’il s’agissait de saisir pour ces peintres, sculpteurs, photographes ou cinéastes fascinés par la tonicité et le dynamisme des corps noirs, d’où le travail marquant sur la silhouette de Toulouse-Lautrec ou Paul Colin. De Chocolat, Miss Lala ou les Joyeux nègres à Aïcha Gobelet, Joséphine Baker, Féral Benga, Habib Benglia ou Johnny Hudgins, acrobates, danseurs et danseuses du music-hall, acteurs et actrices des avant-gardes, ont impulsé une vibration de modernité que les arts visuels ont cherché à capter, la singularité de leur geste artistique a engagé la création occidentale dans une nouvelle voie. Au lieu de poser sous l’oeil de l’artiste, ce sont les modèles noirs et l’inédit de leur geste qui ont renversé son regard, et l’ont amené à dépasser la fascination pour saisir l’échappée et la ligne de fuite qui animaient ces corps.

14h45-15h15
Lyneise Williams, associate Professor of Art History, University of North Carolina at Chapel Hill
« Athlète modèle : Race, technologie, et le boxeur Alfonso Teofilo Brown »

Early twentieth-century Parisian sports newspapers and magazines abound with representations of athletes serving as models in photographic studios and elsewhere. In this archive of images there are revolutionary and enduring visual articulations of blackness. The black athlete as an aesthetic, glamorized object first emerged in 1927 Paris in images of Panamanian Bantamweight Champion Afonso Teofilo Brown of Panama. While we take images such as these for granted in the twenty-first century, this merger of glamour, aesthetic objectification, and black male athletic bodies is relatively new. His depiction on the cover of Match L’Intran, one of the most widely circulated popular sports weeklies during the 1920s, brought together glamour photography associated with the cinema, and rotogravure, which, in the 1920s was a cutting-edge photomechanical printing process that was critical in conceptualizing and creating Brown’s image as a celebrity and the glamorous black athlete type. This paper explores the intersection of technology, sports, and race in the figuration of a new visual type—the glamorous Black athlete.

15h15- 15h30
Pause

15h30-16h
Wendy Grossman, Curatorial Associate, The Phillips Collection
“Unmasking Adrienne Fidelin: Pablo Picasso, Man Ray, and the Portrait of an Anonymous Black Female Model”

16h-16h30
Maureen Murphy, Maîtresse de conférences, université Paris 1 Panthéon Sorbonne
« Inverser le regard : la représentation des modèles noirs chez les peintres africains modernes »

L’étude de la représentation des sujets noirs dans l’art occidental nous en apprend souvent plus sur l’imaginaire européen que sur les modèles eux-mêmes. Mais qu’en est-il de la représentation des Noirs par les peintres africains eux-mêmes ? A partir de l’analyse de l’œuvre de Ben Ewonwu (Nigéria) et d’Iba N’Diaye (Sénégal), la présente communication propose d’inverser le regard en interrogeant la perception des peintres africains au lendemain des Indépendances.

16h30
Discussion

17h – 19h
L’Art contemporain noir en France
Détails à venir

19h30
Clôture : Performance de danse par Bintou Dembelé

Le jeudi 16 mai, 10h-17h
Musée d’Orsay, Auditorium niveau – 2
VOIR LE PROGRAMME COMPLET ET RÉSERVÉE VOS PLACES: musee-orsay.fr

En partenariat avec le Musée d’Orsay, le Columbia Institute for Ideas and Imagination, Reid Hall


 Reid Hall 

 4 rue de Chevreuse,

75006 Paris

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here