Expo MAROC, UNE IDENTITE MODERNE – Rencontre entre la créativité populaire et les artistes du Groupe de Casablanca – A l’Institut du monde arabe de Tourcoing (France) – Du 15 février au 14 juin 2020

265
0
PARTAGER

De tradition millénaire, la production populaire au Maroc de tapis, textiles, céramiques, bijoux, etc. témoigne d’une formidable créativité.

À travers des pièces d’artisanat et des oeuvres modernes pour la plupart présentées pour la première fois en France, cette exposition raconte l’histoire d’une rencontre : celle de la créativité populaire marocaine et des artistes du Groupe de Casablanca : Farid Belkahia, Mohamed Melehi, Mohamed Chabâa, etc.

Lié aux impératifs de la fabrication industrielle en série, le design croise recherches esthétiques et fonctionnelles pour une parfaite adéquation de la forme et de l’usage. Cantonné au design d’objets à son apparition, il embrasse maintenant de larges territoires de réflexion sur les modes de vie, les habitus accompagnant l’émergence depuis la dernière décennie de la notion de patrimoine immatériel.

Plat-creux

Plat creux, Collecte : Adda Ricard (C) Musée du quai Branly – Jacques Chirac

La production populaire au Maroc témoigne d’une formidable créativité dont les femmes, particulièrement en milieu rural, sont porteuses. Présents dans toutes les sphères de la vie sociale, ces objets expriment une identité, une vision du monde.

‬Marocains et modernes

Aux lendemains de l’Indépendance de leurs pays, confrontés à un enseignement à l’européenne, des artistes ont trouvé la source d’une nouvelle modernité dans le métissage avec la tradition. L’École de Casablanca (1962-1975) a joué un rôle important dans cette décolonisation de l’art au Maroc.

À la question « comment être marocains et modernes à la fois » (Pierre Restany), ils répondent par une exploration de la production artisanale de leur pays non en terme de métiers et de savoir-faire mais comme langage plastique et symbolique, recherchant ainsi une continuité créative entre passé et présent, par-delà la période coloniale.

Mohamed-Chabaa-Sans-titre

Mohamed Chabâa, Sans titre‭, ‬1967 ©‮ ‬Société générale Maroc

Le choix des matériaux, peau, cuivre, henné, les couleurs, l’usage des signes issus du tifinagh (écriture de l’alphabet tamazigh), des tapis berbères ou des tatouages traditionnels participent de ce nouveau vocabulaire.

Une nouvelle façon de penser l’art

Ce tournant est un moment fort de l’histoire artistique du Maroc où explosent de nouvelles formes, une nouvelle manière d’exposer, une nouvelle manière d’enseigner l’art.

Dans leur travail personnel, par les expositions organisées dans l’espace public, dans l’enseignement qu’ils promeuvent à l’École des Beaux-arts de Casablanca où, dans l’esprit du Bauhaus, se rencontrent photographie, graphisme, calligraphie arabe, céramique, architecture, peinture murale, l’histoire de l’art des gravures rupestres, le futurisme ou les voyages d’étude dans le Haut et Moyen Atlas, les artistes du Groupe de Casablanca vont opérer la rencontre formelle et philosophique entre production collective ancestrale et création individuelle moderne.


Institut du monde arabe de Tourcoing
9 Rue Gabriel Péri
59200 Tourcoing
Email : accueil@ima-tourcoing.fr
Tél : 03 28 35 04 00

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here