ARABOFOLIES – A l’Institut du Monde Arabe (Paris 5ème) – Du 05 au 30 juin 2021

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Nouvelle formule, nouveau rythme, nouvelle allure avec les Arabofolies, un festival de musique qui se déclinera trois fois par an, au printemps, au début de l’été et à l’automne. L’enjeu : autour d’un fil thématique commun, faire vivre les liens existants entre les diverses disciplines et la cohésion qui en découle.

Après plus d’un an, voici le retour des Arabofolies plus obstin.é.e.s que jamais ! Une édition exceptionnelle, avec plus de 26 événements, qui s’étend sur tout le mois de juin autour de la Fête de la musique du 21 juin, pour célébrer la fin de l’éloignement, célébrer l’arrivée des beaux jours.

Samedi 5 juin 2021 à 18h00

Kamel El Harrachi : « Nouara »

Kamel El Harrachi © Laurent Hermouet

Comme son père Dahmane, maître incontesté du chaâbi dont il perpétue et magnifie l’héritage, Kamel El Harrachi vit l’exil au quotidien. Son dernier album, Nouara, que l’on pourrait traduire par « Qu’est-ce que tu es belle ! », est un message d’amour et d’espoir adressé à son pays natal. C’est ce message qu’il vient proclamer sur la scène de l’IMA. E

Lundi 7 juin 2021 à 19h00

Omar Harb

Le bassiste syrien Omar Harb © Mais Shourbaji

Producteur et bassiste syrien réfugié au Liban, Omar Harb conjugue maqam oriental et jazz occidental. Armé de sa basse à six cordes, il partage ses compositions avec la chanteuse lyrique Rasha Rizk, la pianiste Carine Bonnefoy et le batteur Christophe Bras. Une conjugaison virtuose qui va nous faire oublier le temps qui passe…

Mercredi 9 juin 2021 à 20h00

Emel Mathlouthi

Emel Mathlouthi © Ebru Yildiz

Elle est l’auteure-interprète de « Kelmti Horra » (Ma parole est libre), qui a fait d’elle, en 2011, une égérie du Printemps tunisien. Mais Emel Mathlouthi est loin de se résumer à une seule chanson. En témoignent un premier album sorti en France, puis deux aux Etats-Unis : tous dévoilent son univers sensible, subtil dosage d’engagements humanistes, de rythmes traditionnels et de textures contemporaines. Elle présente ici The Tunis Diaries, un nouvel album intimiste né de son confinement, pendant de la pandémie de Covid-19, dans la maison de son enfance.

Samedi 12 juin 2021 à 18h30

Kamilya Jubran, Youmna Saba et Floy Krouchi : « Terra Incognita 1 »

Kamilya Jubran © Randa Shaath

Artiste exigeante autant qu’inspirée, la oudiste et chanteuse Kamilya Jubran nous offre les fruits d’un nouveau défi, l’exploration à trois de terres inconnues. Terra Incognita 1 est la conjugaison des intuitions lumineuses de trois improvisatrices agiles : Kamilya y dialogue avec Youmna Saba, chanteuse et dompteuse de oud augmenté, et Floy Krouchi et sa basse mutante. 


Samedi 12 juin 2021 à 20h00

Dorsaf Hamdani, « Princesses du chant arabe »

Dorsaf Hamdani @Brounch5

La chanteuse et musicologue tunisienne Dorsaf Hamdani a relevé le défi d’affronter en un même répertoire les chants emblématiques de trois des plus grandes étoiles d’Orient : Oum Kalthoum, Fairuz et Asmahan. Elle réussit le tour de force d’y imposer son empreinte et sa belle personnalité…

Dimanche 13 juin 2021 à 17h30  

Abir Nasraoui : « Habiba Msika, Oulaya, Saliha, ces divas tunisiennes qui inspirent »

Abir Nasraoui © Kays Affach

Après Tango Aravi (2012) et Au cœur du soufisme  (2016), l’IMA est heureux de lui ouvrir à nouveau ses portes : Abir Nasraoui revient avec Divas tunisiennes. Un spectacle pluridisciplinaire – musique, chant, théâtre et vidéo – qui rend hommage aux chanteuses Habiba Msika, Oulaya et Saliha : trois figures pionnières de l’émancipation féminine au cœur du monde arabe, qui ont profondément marqué l’histoire de la Tunisie et de ses musiques.
Création pour l’Institut du monde arabe sur une idée de Abir Nasraoui. Spectacle en tunisien surtitré en français.

Lundi 14 juin 2021 à 19h  – Au Trianon (75018 Paris )

Mix ta Race au Soudan

Concert Mix ta race au Soudan

Pour cette soirée, à l’initiative cinéaste franco-tunisienne Hind Meddeb, l’IMA s’associe au Trianon, au collectif Mix Bros et au Paris-New York Heritage Festival pour rendre hommage au peuple soudanais, célébrer son combat pour la liberté. Un programme en deux temps avec en première partie le groupe de musiciens soudanais en exil Yalla Sawa, suivi d’un espace de création orchestré par le collectif « Mix ta race » avec des artistes engagés, français ou issus d’autres diasporas.

Jeudi 17 juin 2021 à 20h30

Oum : « Daba »

Oum © Lamia Lahbabi

On l’avait découverte en France en 2013 avec Soul of Morroco, suivi de Zarabi.  La Maroco-Amazighe Oum nous revient avec Daba, 3e album enregistré en 2019 sous la direction artistique de la poétesse et oudiste palestinienne Kamilya Jubran. On y retrouve son chant clair et aérien et ses combats de toujours contre la nature menacée, le sort fait aux migrants, le statut de la femme… Et sa poésie chaleureuse, qu’habillent les saveurs du oud, de la contrebasse, de la trompette, de la basse et des percussions, subtilement brodées de textures électroniques.

Mercredi 23 juin 2021 à 20h30

« Kabareh Cheikhats », l’hommage des hommes aux cheikhates marocaines

Dans Kabareh Cheikhats, des hommes habillés de robes chatoyantes, maquillés comme des stars de cinéma, interprètent un répertoire qui parcourt les siècles : celui des cheikhates, ces femmes libres mais marginalisées qui dénoncent les injustices et offrent l’ivresse des chants et des danses du patrimoine populaire marocain. Un hommage plein d’aplomb, qui brise des tabous toujours vivaces.

Vendredi 25 juin 2021 à 20h00

Djazia Satour

Djazia Satour © Christophe Dehousse

C’est un magnifique retour à ses sources algériennes que propose Djazia Satour pour son concert à l’IMA avec Aswât, son dernier opus. La chanteuse s’y exprime entièrement en arabe populaire et y glane une nouvelle inspiration, dans la palette de styles qui lui sont familiers mais en mettant en avant les instruments du chaâbi algérois, mandole et banjo, le violon oriental de l’arabo-andalou et les percussions bendir ou derbouka. 

Samedi 26 juin 2021 à 20h00

Nawel Ben Kraïem : « Délivrance »

Nawel Ben Kraïem © Victor Delfim

Nawel Ben Kraïem habille ses chansons de folk, de rock, de pop, d’électro ou du hip-hop. Et de son enfance tunisoise, elle a conservé le sens de la poésie métaphorique, un imaginaire méditerranéen et son amour pour le son du luth et des percussions arabes. Une synthèse que la jeune chanteuse-compositrice manie avec art. La preuve avec « Délivrance », son premier album, qui reflète tous ses mondes, et où elle livre son cœur, son âme, ses rêves et ses colères.



Institut du monde arabe
1 Rue des Fossés Saint-Bernard,
75005 Paris
Tél : + 33 (0)1 40 51 38 38

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