LES LECTURES DE GANGOUEUS – Invité : NIMROD pour «L’OR DES RIVIÈRES»

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Résumé    NIMROD

L'OR DES RIVIÈRES DE Nimrod Revenant au pays comme chaque année pour visiter sa mère, Nimrod emprunte aux premières lueurs de l’aube les ruelles ocre de son quartier d’antan. Par-delà les années la vieille dame n’a pas bougé, et pour son fils exilé, voyageur lettré de passage en ce monde dont elle préserve l’intemporelle réalité, un sentiment soudain se précise : « C’est ma mère qui invente ce pays. Comme j’ai mis longtemps pour formuler cette idée. Elle est si simple pourtant. Dépouillé depuis toujours de la moindre de mes richesses, surtout lorsque j’ai eu dix-neuf ans – qui est l’âge de la g
uerre civile -, le pays ne cesse de me piller. Ma mère incarne ce dénuement. Aux poètes tchadiens – présents et à venir – je dédie cette parcelle de nudité que même la fraîcheur matinale dédaigne désormais. Il faut beaucoup d’imagination pour lui trouver un attribut maternel. C’est mon rôle à moi qui suis poète. Ma mère invente le Tchad. »

A partir de ce subtil hommage, Nimrod déploie, dans une succession de tableaux, des récits dans lesquels il réenchante les bonheurs passés, évoque les rares moments de partage avec son père, grand absent de sa vie, et revient aux origines de son tempérament contemplatif, comme si dans l’enfance il percevait déjà l’inévitable départ et dès lors s’efforçait de préserver en lui un refuge aux dimensions de l’univers : la poésie est fille de mémoire.

BIBLIOGRAPHIE

  • L'OR DES RIVIÈRES DE Nimrod Pierre, poussière, Obsidiane, poésie, 1989 (Prix de la Vocation en poésie 1989).
  • Passage à l’infini, Obsidiane, poésie, 1999 (prix Louise-Labé).
  • Les Jambes d’Alice, Actes Sud, roman, 2001 (Bourse Thyde Monier de la Société des gens de lettres).
  • Tombeau de Léopold Sédar Senghor, Le temps qu’il fait, 2003, essai.
  • En saison, suivi de Pierre, poussière, Obsidiane, poésie, 2004.
  • Le Départ, Actes Sud, roman, 2005.
  • Léopold Sédar Senghor, monographie cosignée avec Armand Guibert, coll. Poètes d’aujourd’hui, Éditions Seghers, 2006.
  • Le Bal des princes, Actes Sud, roman, 2008 (prix Ahmadou-Kourouma et prix Benjamin-Fondane).
  • La Nouvelle Chose française, Actes Sud, essai, 2008.
  • Rosa Parks, non à la discrimination raciale, Actes Sud Junior, 2008.
  • L’Or des rivières, Actes Sud, sept récits poétiques, 2010.
  • Babel, Babylone, Obsidiane, poème, 2010 (prix Max-Jacob 2011).
  • Un balcon sur l’Algérois, Actes Sud, 2013
  • Léon-Gontran Damas, le poète jazzy, À dos d’âne, coll. « Des graines et des guides », parution juillet 2014.
  • Sur les berges du Chari, district nord de la beauté, éditions Bruno Doucey, (2016, Prix de Poésie Pierrette Micheloud 2016).
  • L’enfant n’est pas mort, éditions Bruno Doucey, collection Sur le fil, 2017

 

1 COMMENTAIRE

  1. L’extrait sous la vidéo est d’une beauté inouïe, vraiment !

    Je ne connaissais pas cet auteur, mais il me tarde de le découvrir. Il ne manque pas d’humour, au passage, et s’exprime avec beaucoup d’élégance,…)

    J’ai bien aimé la présentation de l’auteur et de son oeuvre, par la jeune fille du début (Anaïs). Très intense !

    Quand l’auteur dit que la plupart des écrivains africains ont honte de leur enfance et qu’ils se gardent bien de la raconter, je ne sais pas si c’est vraiment juste. Camara Laye (L’enfant Noir) nous narrait avec gaieté ses jeunes années. Il semblait assez ravi de l’enfance dont il avait jouie et en parlait avec une bonne dose de nostalgie.

    Lol, la critique du gars (l’ivoirien). Rien n’est banale dans la poésie. Un grain de sable, le vent, un sourire, un cheveu, tout devient magie et peut-être décrit dans le moindre détail. Ici je rejoins Nimrod.

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