THE AFROROCKERZ : le must du métissage musical

620
0
PARTAGER

THE AFROROCKERZ

C’est au New Morning, que les AfroRockerz se sont produits le 04 février dernier pour un concert unique à Paris.

Tandis que le public afflue au guichet de la salle mythique du 10ème arrondissement parisien,  le musicien et chanteur KuKu assure la première partie du concert. L’ambiance est calme, les spectateurs écoutent attentivement, enivrés moins par l’alcool que la voix chaude du guitariste nigérian.
Après une trentaine de minutes, les AfroRockerz montent enfin sur scène et font directement monter le thermostat devant une fosse qui grossie à vue d’œil.
Le groupe éclabousse le public de ses riffs funk, ses rythmes afrobeat, ses guitares rock et son synthé électro. Au micro, la chanteuse d’origine ivoirienne Emma Lamadji et l’Américain Allonymous, montrent une complicité sublimée par le mélange de grâce et de flow de leurs voix rocailleuses.

Mélange de genre

Les AfroRockerz sont une formation atypique, composé et traversé d’influences diverses.  Tout part d’une rencontre entre Julien Raulet, ancien guitariste de Fanga (l’un des piliers de l’Afrobeat contemporain) et le bassiste Sylvain Daniel. Le tout abouti à une fusion heureuse entre les univers Afrobeat et Rock. Mélange somptueusement servi par le timbre de voix blues du chanteur Allonymous, débarqué tout droit de Chicago. Emma Lamadji, elle aussi ancienne choriste de Fanga, apportera le flow féminin qui rend l’Afrobeat des AfroRockerz si singulier.

Sur scène les solos et autres improvisations s’enchainent, le sextet est en effervescence. Dans la fosse le public exulte. Notamment, lorsqu’en fin de concert, monte sur scène le grand Tony Allen, figure emblématique de l’Afrobeat, ami personnel et batteur de Fella Kuti (le créateur de l’Afrobeat). Une présence qui sonne comme une bénédiction apportée à un groupe qui a fait le choix d’un Afrobeat fortement métissé et … féminisé.

Baptiste Artru

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here