« THOMAS HENRIOT : NO BRASIL » – à la Maison des Métallos (Paris 20è) – Du 10 au 29 juillet 2012 (du mardi au samedi)

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THOMAS HENRIOT : NO BRASIL 

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En arrivant dans la grande salle de la Maison des Métallos ce qui frappe le visiteur dans un premier temps sont ces grands lés de papier tombant du plafond. Notre regard est alors attiré dans tout les sens par ces dessins du bout du monde. On sent que cet espace aérien s’apprête à nous faire voyager.

Thomas Henriot, jeune peintre français de 32 ans, nous présente jusqu’au 29 Juillet 2012 son exposition « No Brasil ». Le papier japon et l’encre de chine se trouvent être ses supports de prédilection. On comprend davantage sa démarche lorsqu’on sait qu’après avoir fait ses classes en France il est partit se perfectionner en Chine.

Thomas Henriot a la particularité de travailler dans la rue à même le sol, sans dessin de construction, sur des feuilles pouvant aller jusqu’à 30 mètres de long donnant au visiteur une sensation de vertige. Pour réaliser cette exposition c’est donc au Brésil et principalement à Rio de Janeiro qu’il a décidé de poser ses valises. Il peint alors ce qui l’entoure tels que des monuments, des affiches ou encore des pavés. Mais en fin observateur il s’amuse également à dessiner ce qu’il trouve dans la rue. C’est ainsi que nous distinguons à plusieurs reprises des escarpins de femmes, symbole de la déchéance durant les fêtes nocturnes à Rio.

L’un des thèmes récurrents de cette exposition est un personnage de fiction créé par l’artiste représentant pour lui un narrateur, mais aussi le visage du Brésil, nommé « Juliano ». Nous retrouvons ce personnage au centre de la salle : seule création en relief. Cette œuvre nommée « La tombe » a été réalisée par le peintre sur des cartons trouvés dans la rue et donne une dimension quasi dramatique mais ce sentiment est bien vite dépassé grâce à son extension symbolisant la renaissance du personnage.

Les animaux ont eux aussi une place importante. Ils apportent une dimension de gaîté car ce sont quasiment les seuls dessins en couleur et représentent le côté sauvage de la ville de Rio.

Le peintre accorde également beaucoup d’importance à l’écriture. D’après lui, peu importe le signe (que ce soit manuscrit ou peint), cela représente dans tous les cas une séparation entre la terre et le ciel. Durant ses périodes de travail pouvant aller de 3 à 10 heures, il se retrouve dans un état proche de la méditation. On sent chez l’artiste une dimension quasi spirituelle.

Ce qu’il faut retenir de cette exposition est bien évidemment la diversité des œuvres, ce qu’elles signifient ainsi que leurs mises en scène. Mais avant toute chose, la démarche de Thomas Henriot semble être ce qui donne réellement vie à ses créations.

Clémence Guillon & Rollon Bénard

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