Donso : Quand l’électro flirte avec le n’goni

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Donso         

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C’est frais, c’est bon, c’est à écouter sans modération. Entre musique traditionnelle africaine et musique électro. Que dire…Donso est une vraie petite pépite comme on les aime.

La salle de l’Alimentation Générale a une fois de plus régalé le public avec sa programmation. Une soirée consacrée à la musique africaine. Donso, pour vous servir.

Du monde ce soir-là. 22h30 le concert commence. Le beat est lancé. Ça envoie du lourd. Pierre-Antoine Grison, plus connu sous le nom de DJ Krazy Baldhead, du label Ed Banger (oui oui…), un des quatre génies du groupe, envoi le beat et l’instru. Thomas Guillaume envoie les notes suivantes sur son n’goni (instrument traditionnel malien). Et là…Gédéon Papa Diarra vous transporte littéralement avec sa voix et ses chants traditionnels en bambara, la langue du Mali. Enfin, à la guitare, au Djeli n’goni et aux percu’ Seyba Cissoko. Le son est lancé. Les choses sérieuses peuvent commencer. Habituellement cinq sur scène, ils ont dû faire sans leur guitariste, d’origine guinéenne, Moh Kouyaté. Qu’à cela ne tienne, « the show must go on », comme disait l’autre. Dès le premier beat, le public s’enflamme. « C’est pas tous les jours qu’on entend des sons comme ça, ça fait plaisir» s’exclame Sébastien, venu boire un verre ce soir-là avec ses amis, retrouvé sur la piste enchainant pas de danse sur les rythmes de Donso.

La rencontre

Le groupe est né de la rencontre entre Thomas et Pierre-Antoine, sur le palier d’un immeuble il y a cinq ans. C’est le son d’un instrument qui les a réuni, celui du donso n’goni. Un instrument que joue Thomas et qui donnera son nom au groupe. Pierre-Antoine, producteur de beats électro, fasciné par le son de cette instrument commence à bosser sur le mariage des deux, électro et n’goni. En 2009, Gédéon Papa Dialla vient poser sa voix. Et quelle voix ! Suivra ensuite le guitariste Moh Kouyaté « au jeu psychédélique ». Et bim ! Un nouveau groupe est né : Donso. En 2012, Seyba Cissoko rejoint la tribu. Le groupe s’agrandit et les sonorités font des petits. Plusieurs instruments viennent flirter avec l’électro et la voix de Gédéon. Même si initialement c’est le n’goni qui lance les premières notes, on a comme l’impression que tout est né en même temps, comme un seule et unique timbre, comme si aucun son n’était dissociable des autres. Pas d’erreur sur le casting. C’est la symbiose totale.

All night long

Pendant ce temps, sur la scène de l’Alimentation Générale c’est l’euphorie. Free style. Rien que ça. Le groupe improvise, chacun place un son, puis deux…et ? Eh bien, nous on danse. Le public ne s’est pas arrêté. Et il en redemande. Donso a tout de même livré quelques exclus de son prochain album, qui sortira le 2 avril. Déluge de sonorité nouvelle, explosion de notes complétement ouf…(allez on se lâche). Avec Donso c’est noël avant l’heure. On est gâté et on dit merci. Réactions en chaine à la fin du concert, le public a adoré, il applaudit, et lance un grand merci au groupe. Et oui, ç’est bon d’entendre de nouveaux sons comme ça.

                                                                                           Vanessa Meflah

 

 

 

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