« LE CARGO » de Faustin Linyekula – A La Fondation Cartier (Paris 14ème) – Lundi 20 juillet 2015

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Faustin Linyekula  

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Le jeune danseur contemporain Faustin Linyekula, d’origine congolaise, se produisait à la fondation Cartier de Paris. Il présentait en plein air, « La Cargo » un spectacle sur sa vie et son pays.

Alors qu’il n’est pas encore 21 heures, l’amphithéâtre du jardin de la Fondation Cartier, en plein cœur du 14ème arrondissement de Paris, est déjà bien rempli. Le public venu en nombre attend avec impatience l’entrée sur scène de Faustin Linyekula, devenu en quelques années, l’un des plus grands danseurs contemporains d’Afrique. Cela fait 10 ans qu’il vit entre la République Démocratique du Congo, son pays d’origine, et l’Europe où il exerce son art et promeut ses origines.
Vêtu de noir, c’est pieds nus que le danseur congolais – ou plus exactement le conteur d’histoire, comme il aime se définir – s’est présenté sur scène. « Je vous souhaite le bonsoir » dit-il sobrement, avant de s’assoir face aux spectateurs pour nous conter l’Afrique, la RDC, mais surtout sa propre histoire. Le temps d’une heure de représentation, Faustin Linyekula nous fait donc oublier Paris. Le fait d’être dehors y est pour beaucoup : « cela créé de l’intimité, le fait voir le ciel en levant les yeux constitue une invitation au voyage », confie le danseur. « C’est seulement la troisième fois que je fais ce spectacle en plein air. J’adore cette sensation car je n’ai pas l’impression d’être en représentation, c’est comme si j’accueillais juste des gens dans une cour et que je me mettais à leur parler ». Justement, l’artiste multiple les différentes formes d’arts pour communiquer avec son public. Il utilise ses talents de conteur, présente un diaporama sur la RDC en fin de spectacle, mais il mêle surtout la danse à la musique : il y a le chant, et un guitariste présent sur scène, son ami congolais Pytshens Kambilo, mais aussi une bande sonore qui rappelle l’ambiance de son pays. « A la fin du spectacle je diffuse des bruits de la forêt du Congo ». Une fois encore la magie de la représentation en plein air opère. « Entendre ça, en extérieur en plein Paris, c’est comme si on connectait les deux mondes qui sont éloignés mais qui en même temps peuvent être proches » observe le jeune artiste congolais.
« Le cargo » s’est donc la rencontre de plusieurs arts qui nous racontent la vie d’un artiste singulier qui a déjà fait ses preuves sur le vieux continent. Aujourd’hui, Faustin Linyekula rend hommage à son pays. « Depuis 20 ans, on parle du Congo pour la guerre, la violence. Ce que je veux dire aux publics français, c’est que nous, le peuple congolais, nous sommes là. Il est donc important que nous existions par le prisme de la culture », conclut l’artiste qui se produira de nouveau à la Fondation Cartier le 23 octobre 2015.

 

Benoît Thérèze

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