BIBI TANGA : un gentleman aux textes très engagés

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BIBI TANGA   

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La basse à la main et le sourire aux lèvres, Bibi Tanga entre sur la scène de l’Alhambra sous les acclamations d’un public admiratif ce Samedi 8 février 2014. Il est 20h30. Découverte !


Toujours élégant, costume, cravate et chapeau, ce gentleman centrafricain participe pour la première fois au festival Au Fil Des Voix. Festival qu’il considère comme un « appel à l’amour et à la paix ».

Ce soir là, la salle de l’Alhambra est presque pleine. Tous les âges se confondent. Bibi Tanga et ses trois musiciens s’installent. Rico Kerridge à la guitare, Stephane Pit Le Navela au clavier et Mike Bodjo à la batterie. Le concert commence. Au menu : Afrobeat, funk, pop, rock, soul, jazz, reggae. Bibi fait converger différentes influences dans sa musique. Il chante en Sango, sa langue maternelle, ainsi qu’en anglais. Entre deux chansons, ce jeune dandy fait des blagues et des commentaires. Souriant. Cette proximité avec le public transforme le concert en une sorte de dialogue entre Bibi et la salle.

Le rythme de ses musiques est entrainant. Le public est de bonne humeur, danse sur des chansons aux textes parfois lourds de sens.

Depuis toujours, et encore plus aujourd’hui, le chanteur est profondément attaché à sa Centrafrique natale où réside presque toute sa famille. Les textes de ses chansons témoignent de la douleur de ce peuple livré aux prédateurs en tout genre : « On peut dire ce qu’on veut sur la responsabilité de la France ou des pays dans la situation actuelle, mais tant que les politiques centrafricains ne tiendront pas compte de l’intérêt du peuple, on ne s’en sortira pas » affirme le chanteur.

La paix pour son pays est son plus grand souhait ainsi que le jugement des auteurs des exactions commises depuis le début de l’année 2013. Il est en quelque sorte la voix des sans voix. Et le festival Au Fil des voix, est pour lui une belle tribune pour faire entendre aussi bien la souffrance que les espoirs de peuple centrafricain.

Ce festival s’est consolidé comme un projet de soutien aux artistes des musiques du monde qui viennent représenter leur pays. Il accueille aussi bien des artistes confirmés que des artistes émergents, qu’ils soient auteurs, compositeurs ou interprètes. Cette année le public est en augmentation de 82% par rapport à 2013.

Helena Kamberou

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