BIM BAM ORCHESTRA , « une musique de fusion » à l’air du temps

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BIM BAM ORCHESTRA   

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Le 17 mai dernier, Bim Bam Orchestra se produisait sur la scène du Studio l’Ermitage (Paris XX). Entre les quinze musiciens qui composent le groupe et son public, la fusion était parfaite. Reportage.
 «Un irrésistible appel à la danse jusqu’à la transe ». Voilà comment Bim Bam Orchestra aime à définir sa volonté de faire de la musique, qui plus est lorsqu’il s’agit de faire un concert. Ce fut le cas le 17 mai dernier sur la scène du Studio de l’Ermitage à Paris. Après une première partie assurée par Felamonkuti, groupe parisien faisant également de l’afrobeat, Bim Bam Orchestra leur succéda sur scène. Le public comprit dès le début du concert, que ce groupe portait bien son nom. Festif, énergique et dynamique, leurs compositions se révèlent être hétéroclites et colorées. Au fil des morceaux, les voix se succèdent et les instruments changent de main. Il ne suffit que de quelques minutes pour voir le public porté par l’énergie du groupe. Entre clappement de mains et résonnances des différents instruments, le public chavire aux rythmes de cette musique entrainante. Le groove, résolument afro, métissé de musique latine, invite alors le public à voyager à leur côté. En 2011 et 2012, la salle avait déjà accueilli Bim Bam Orchestra mais à l’époque ils n’étaient que douze.
« On fait surtout de la création collective »

Il faut remonter en 2009 et la naissance du groupe. Cette année-là, ils sortent leur premier album intitulé nuit minuscule, qui fut enregistré dans les conditions d’un « live sur matériel analogique, avec micros et instruments vintage ». A cette époque, ils n’étaient que sept. Aujourd’hui, ils sont quinze à composer Bim Bam Orchestra. Leurs influences sont multiples mais c’est grâce à la musique de Féla Kuti – père fondateur de l’afrobeat – que Bim Bam Orchestra a forgé son style. « C’est une musique qui est né dans les années 70 au Nigéria, nous explique Samuel Hirsch, bassiste du groupe. C’est un mélange de jazz et de musique traditionnelle ». Même s’ils sont nombreux, le processus de création musicale ne se trouve pas entravé. « On fait surtout de la création collective. Quelqu’un arrive avec une idée embryonnaire, on s’écoute et on construit autour de ça. », ajoute-t-il. Du funk, du hip-hop agrémenté de quelques touches de dubstep, les quinze musiciens aiment dire qu’ils font « une musique de fusion ». On pourrait croire qu’il s’agit d’une musique comparable à celle d’une fanfare et que les instruments s’entremêlent pour simplement faire du bruit. Il n’en est rien. Bim Bam Orchestra sait manier l’harmonie et se révèle être le groupe précurseur de la musique afrobeat en France.

Clément Younes

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