KALA JULA – En concert au Studio l’Ermitage (Paris 20ème) : « L’avenir est métissé »

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KALA JULA

Pour la sortie de son nouvel album « Sangoyi » paru le 27 avril 2015, Kala Jula s’est produit, mardi dernier, sur la scène du studio de l’Ermitage. Composé de Vincent Zanetti et Samba Diabaté, le duo Kala Jula prône son métissage.
Le nouvel album de Kala Jula résume surtout l’histoire d’une complicité spontanée et d’une association inédite.
Sur scène, le mélange instrumental enchante nos tympans. Vincent Zanetti joue du Kora, Samba Diabaté l’accompagne à la guitare avec une résonance harmonieuse et reposante. A son tour, Vincent s’empare de la guitare quand Samba nous fait découvrir le N’goni. Le charme opère.
 De la Suisse au Mali

KALA JULA

D’emblée, le mélange suisso-malien interpelle, surprend mais rassure. Vincent Zanetti est très vite tombé dans la marmite des sonorités de l’Afrique de l’ouest. Dès son plus jeune âge, déjà, il cherche à s’émanciper de l’apprentissage classique des instrumentaux occidentaux, à la frontière de la bourgeoisie, pour trouver son graal dans la harpe-luth, le Mbira ou le Kora. Samba, lui est issue d’une famille de griot mélomane (maîtres de la parole traditionnelle en Afrique de l’ouest) au Mali. Il entame sa carrière en jouant du balafon, instrument populaire dans sa famille avant de se rattraper sur la guitare.


De Vincent à Samba

Fin des années 90, le suisse et le malien se rencontre pour la première fois en Côte d’Ivoire. Le premier est l’arrangeur quand le second joue de la guitare dans le même groupe autour du regretté Soungalo Coulibaly. Les deux hommes se côtoient pendant deux ans avant que Samba retourne dans son pays natal. Ce n’est que quelques années plus tard que les deux musiciens se retrouvent au Mali pour former pour de bon le duo Kala Jula. Dans l’intimité mais surtout sur scène, Vincent et Samba sont fusionnel et quand cela ne se voit pas, cela s’entend : « On a deux cultures différentes mais on s’entend et se comprend très (très) bien » « Quand j’ai une mélodie dans la tête et que je l’a fait écouter à Vincent, toute de suite il comprend ce que moi je veux jouer » raconte Samba.

De « Kala Jula » à « Sangoyi »

En 2012, Kala Jula, « l’archer nomade », enregistre son premier album éponyme. Bien qu’instrumental, ce premier opus raconte une histoire. L’histoire des griots Diabaté, des traditions de l’Afrique de l’ouest, du métissage. Trois ans plus tard, Kala Jula dévoile « Sangoyi », l’occasion de « compléter la devise (Kala Jula) ».
De la Suisse au Mali, du Maroc à Israël, l’archer nomade a déjà atteint sa cible.

Mohamed Sikaoui

 

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